• eYo - Patricia Lamontagne

"Riding burn out" - Lassitude.com


Aussi loin que je me rappelle, le monde équestre a fait partie de ma vie dans toutes ses dimensions. Fille aînée d'une mère cavalière et d'un père cavalier et instructeur, j'ai passé les 10 premières années de ma vie avec eux dans diverses écuries publiques de la région de Québec et dans les circuits de compétition. Puis, mes parents ont acquis et développé leur ferme équestre "La Chevalerie".


S'il y a une chose commune à toutes les personnes que j'ai rencontrées dans cet univers équestre, c'est leur vaillance et leur "coeur au ventre". On ne peut pas être paresseuse ou paresseux et posséder un cheval. La pratique de l'équitation comme activité sportive devient vite un mélange complexe de responsabilités, émotions, risques financiers, emploi du temps surchargé, grandes joies, réussites éphémères et échecs douloureux, dépenses diverses, inquiétudes, attachement profond pour les animaux, questionnements éthiques, apprentissages divers, et j'en passe, dès qu'on fait l'acquisition de notre propre cheval et qu'on en prend la responsabilité.


Ceci rajouté au rythme de vie effréné qu'on adopte de nos jours, avec la carrière professionnelle qui doit bien aller, la famille à élever correctement, les amis à conserver et à qui il faut savoir accorder du temps, les courses et tâches à faire, les problèmes de santé, etc.


Il n'est donc pas surprenant qu'un jour, bang. On n'en peut plus. On se sent fatigué(e) de cette vie qui semble s'échapper entre nos doigts. Et ça finit par affecter notre attitude, nos relations, et notre équitation. Ce temps qu'on s'accordait pour monter à cheval, avoir du plaisir et pratiquer un loisir devient une corvée ou une obligation. Au final, notre cheval peut être affecté par ce "burn out" éprouvé par son propriétaire puisqu'il aura droit à moins de sorties, moins de soins, et surtout à moins de relations gratifiantes et nourrissantes sur tous les plans.


Après avoir lu cet excellent article récemment (https://www.noellefloyd.com/blogs/self/dont-worry-be-happy-5-ways-to-fight-riding-burnout), j'ai été ravie de constater que je suis sur la bonne voie de la guérison en étant davantage présente dans ma propre vie, en ralentissant le rythme de mes activités professionnelles et en prenant du temps pour moi, loin des chevaux parfois, afin de prendre du recul.


Pour ma part, c'est en montagne que je vais me ressourcer. J'adore me perdre au coeur de la forêt à des kilomètres de toute civilisation, et marcher durant des heures. La marche en montagne est une excellente activité physique complémentaire à l'équitation puisque les difficultés des sentiers nous permettent de bouger dans plusieurs directions de mouvement et de travailler notre cardio et notre endurance.

J'aime également passer du temps dans les rivières pour lire ou faire du yoga, ou tout simplement pour écouter et observer.


La pratique du yoga en nature, sur diverses surfaces naturelles (dans l'eau, sur la roche inégale, en forêt, etc.) me permet de travailler ma concentration et mon équilibre. Mais surtout, ça me permet d'atteindre un état méditatif puisque je suis dans un environnement propice pour apprécier le moment présent.


Et vous, de quelle façon évitez-vous le "riding burn out" ?









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